A propos

Moi et mon Art – Ma démarche artistique

Dans ses cours Aldo Rossi prônait à ses étudiants : « Simplicité et profondeur, voici la substance extrême et véritable de l’art ». Sensible à ce discours, mon approche de l’art traduit en général, la recherche de ces valeurs et fondements.

Dans ma peinture, les formes, les couleurs, les traits, reflètent la poursuite de cet idéal ponctué d’univers successifs et conditionné par les étapes de la vie.

Les milieux urbains m’ont toujours fascinée, les villes avec leurs architectures et leurs labyrinthes secrets, les ombres, pénombres, textures, les mouvements, le béton.

J’aime m’éssayer à reproduire ces univers et laisser mon imagination vagabonder et se perdre dans les moindres recoins.
Reproduire aussi les traces du passage du temps qui s’écoule sur nous, sur les objets de notre quotidien et ce qui nous entoure. Rouille, peinture qui s’écaille, poussière, vitres cassées, époques révolues….

Français

Notes Biographiques

Manuela Bettelli, née à Santa Margherita Ligure en 1970 et résidant en France à Villefranche de Rouergue, depuis 1992
Etudes à l’École Nationale d’Arts Appliqués Paul Klee / N. Barabino de Gênes et « autoformation artistique en continu »,
à travers des expériences de recherche, de remise à niveau et de laboratoire en suivant des cours.
A fréquenté l’atelier du peintre Yuta Strega ainsi que celui de l’architecte et graveur Olgerd Ratinsky.
Actuellement, étant donné l’intérêt de plus en plus important pour la photographie, elle suit des cours dans ce domaine.
Ici l’attention est particulièrement dirigée vers le potentiel imaginatif et visionnaire de la photographie au sténopé,
ainsi que pour le processus du cyanotype (technique ancienne; artisanale et de réflexion) qui représente la contemporanéité d’analyse et l’action painting.

Thèmes et Langages

« Les périphéries des Élucubration Urbaines nous donnent des visions décharnées de détails simples et isolées : modules géométriques qui rappellent des parois métalliques, les vues, les profils et les juxtapositions de murs, clôtures, en forme de monolithes menaçants.
Un rythme de composition qui construit des espaces picturaux, serrés, inquiétants.
Les tons de plomb, intenses, contrastée, se fondent dans la description, parfois, de brefs aperçus de portes minuscules : portails, passages, voies de sortie qui soulignent la valeur symbolique de la limite.
S’arrêter sur le seuil, le traverser, trouver de nouveaux horizons.
La ligne, quand elle se casse, elle est violente, apodictique: c’est le signe concis et expressif des Gouffres.
Blanc et noir, déchirant, la protestation existentielle de l’écriture.
Dans les derniers travaux a partir des Pensées, voici que les espaces kafkaïens, labyrinthiques et oppressants, se laissent détremper par une lumière qui se répand à partir du haut et bouleverse, en se liquéfiant, les bâtiments asphyxiés et les cadres de la misère noire post-industrielle.
Bleu, brouillards, vapeurs qui accompagnent des voyages intérieurs, poétiques et oniriques.
Désir d’une fantaisie légère qui aspire à une béatitude de l’âme, et qui se dévoile encore mieux dans l’action ludique et explorative du Land Art avec l’installation « Toile d’Araignée », et dans les peintures qui deviennent présence entre le feuillage et les artefacts complaisants du jardin d’Aline ».

Italiano

Note Biografiche

Manuela Bettelli, nata a Santa Margherita Ligure nel 1970 e residente in Francia, a Villefranche de Rouergue, dal 1992.
Studi al Liceo Paul Klee/ N. Barabino di Genova e “autoformazione artistica continua”, attraverso ricerca, aggiornamento ed esperienze laboratoriali come corsista.
Ha frequentato l’atelier della pittrice Yuta Strega e lo studio dell’architetto e incisore Olgerd Ratinsky.
Attualmente, considerato l’interesse sempre più significativo nei confronti della fotografia, sta seguendo dei corsi in questa disciplina. Qui l’attenzione è in particolar modo rivolta al potenziale visionario e immaginifico della fotografia stenopeica, così come al contributo che la cianotipia (tecnica altrettanto “antica”, artigianale e riflessiva) può rappresentare per la contemporaneità dell’analisi e dell’agire pittorico.

Temi e Linguaggio

« Le periferie di Elucubration Urbaines ci restituiscono visioni  scarnificate in dettagli scabri e isolati: moduli semi-geometrici a richiamare pareti ferrose, scorci, profili e giustapposizioni di muri, barriere, sagomati monolitici e incombenti. Un ritmo compositivo che costruisce spazi pittorici affastellati, occludenti, minacciosi.
I toni plumbei, intensi, contrastati, si coagulano nel descrivere, a tratti, brevi apparizioni di minuscole porte: varchi, passaggi, vie d’uscita che sottolineano il valore simbolico del limite. Sostare presso la soglia, oltrepassarla, trovare nuovi orizzonti.
Il segno, quando irrompe, è violento, apodittico: è il segno conciso ed espressivo delle Gouffres. Bianco e nero, lo strappo, la protesta esistenziale della scrittura.
Negli ultimi lavori, a partire da Pensées, ecco che gli spazi kafkiani, labirintici e oppressivi, si lasciano bagnare da una luce che si rovescia dall’alto e scompagina, liquefacendole, le costruzioni asfittiche, i quadri desolanti dello squallore post-industriale.
Azzurri, nebbie, vapori che accompagnano viaggi interiori, poetici e trasognati. Desiderio di una fantasia lieve e salvifica, che poi si racconta ancora meglio nell’azione perlustrante e giocosa, delle installazioni a tela di ragno di Land Art, nei dipinti che diventano presenza, fra il fogliame e i manufatti compiacenti del giardino d’Aline ».

Patrizia Biaggini

 

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